SORTIR DE LA PRISON
L’une des conditions clés de la prospérité d’un milieu est que l’argent puisse y rester et servir autrement tout n’est que de la pure comédie. L’une des principales causes et les plus flagrantes de la misère de la Forêt est financière, sa culture financière, notre culture financière, notre programmation mentale collective à l’égard de la finance, à l’égard de l’argent et de la richesse, de l’enrichissement, bref de la prospérité. On distingue deux catégories de peuples: ceux qui travaillent pour l’argent à vie mais qui ne l’ont jamais malheureusement, et ceux pour qui l’argent travaille à vie, toujours et de plus en plus riches pendant qu’ils font leurs loisirs. Oui, je dis bien loisirs…
En fait, la différence réside dans leur degré d’ignorance.
Les premiers savent tout, mais ne comprennent jamais et ne cherchent même pas à comprendre, parce que tout dans la vie est une histoire divine. De toute façon, ils se battent pour aller mieux vivre au paradis, le fameux paradis, donc préfèrent vivre sur terre la vie des rats d’églises… Ils sont 385 jours sur 365 jours dans les univers confessionnels (églises, mosquées…) non pas pour apprendre encore moins apprendre à apprendre, mais pour y pleurer afin que Dieu touche les cœurs des riches comme le chantent-ils pour que ces derniers leur apportent tout ce dont ils ont besoin. Plus besoin de faire travailler le cerveau, parce que Dieu a déjà tout planifié.
Curieusement, quand on leur dit de mourir maintenant pour vitre aller au paradis, ils refusent et sont même prêts à se battre contre qui que ce soit pour se défendre par tous les moyens, comme s’ils n’étaient plus certains de l’existence de ce paradis pour lequel ils refusent d’emblée d’entrer dans l’histoire sur terre. Ils s’entre-tuent en longueur de journées dans les cités noires, avec des bilans qui font quelquefois frémir, à cause des religions qui ne sont même pas les leurs, des religions qui leur ont été imposées de force, et ce, par les pires ignominies de l’histoire humaine, à leurs ancêtres, éventrés ici et là des fois à coups de marchettes, publiquement, en plein jour. Comment choisir de vivre 365 jours sur 365 avec la religion au profit de la tolérance ainsi que du vivre ensemble et s’armer de gourdins tout le temps pour massacrer son voisin, orchestrer des democides des fois iniques? Sacrés peuples tourmentés!
Pendant ce temps, les seconds, eux, mettent minutieusement au point et déploient leurs dispositifs de contrôle sur leur devenir, utilisent tous leurs potentiels inventifs pour entrer dans l’histoire, parce pour eux, tout se joue ici. La vie c’est ici, sur cette terre et non ailleurs, et ce l’est effectivement.
Ainsi, nous avons pris en otage, dans une misère sans nom, cette région du pays qui aurait pu servir de poumon de l’autonomie et du leadership de notre pays, la Guinée, dans le monde.
Comment devenir riches et prospères, sans en avoir le rêve, le projet, attendant les autres, les messies, et de surcroît en vidant nos propres poches chaque jour? Pourquoi enrichir les banques au détriment de la Forêt, à notre détriment? Pourquoi refuser d’être à la fois notre propre banque et notre propre banquier? Comment vouloir devenir autonomes et se mettre à se départir des principaux moyens qui auraient pu nous le permettre, et nous mettre par la suite à courir derrière des structures pourtant très ordinaires qui auraient dû naturellement être à notre service, mais que nous avons rendues célèbres, très célèbres? Ne dit-on pas que partout où l’on se bat de toutes ses forces pour inviter les mouches à un festival, c’est qu’il n’y a pas de repas? Y a-t-il vraiment une nécessité d’inviter des mouches à un festival en Forêt?
C’est la question à laquelle les Forestiers n’ont jamais su répondre, parce qu’ils ne se la posent même pas. Plutôt que de créer, d’inventer, en un mot se réinventer face à des défis palpitants qui sont ceux du progrès de leur terroirs, ils se sont tout le temps contentés d’organiser des spectacles pour pleurnicher à larmes chaudes, afin d’obtenir la sympathie de leurs maîtres, la sympathie des argentiers, la sympathie des prestidigitateurs qui, à leurs yeux, sont faits pour pondre et l’argent et la technologie, et les matériels.
Non, ce n’est pas Forestier! Cette voie est indigne, et trop c’est trop! Nous devons bâtir notre propre puits de pactoles, notre propre banque, et arrêter de nous infantiliser, d’hypothéquer la vie de nos enfants et petits-enfants. Et, en très peu de temps, la Guinée Forestière aujourd’hui misérable, réduite en un simple espace de tests cobayes multiformes, coupée de tout et d’elle-même, entrera dans l’histoire de ce pays, de celle de la sous-région ouest-africaine et du continent. Vous en serez d’ailleurs et sans doute les premiers surpris. Même les célèbres argentiers d’aujourd’hui viendront vous proposer leurs ressources à des conditions modiques, et vous n’aurez de toute façon plus besoin.
La Guifautofinance permet, entre autres, de faire travailler l’argent de la Forêt pour libérer le peuple forestier de la corvée, le libérer de sa prison volontaire dans laquelle il s’est fait encastrer. Elle permet surtout de programmer matériellement et immatériellement le peuple forestier à sortir désormais de la structure de production, faire travailler l’argent pour sa prospérité afin de se livrer à ce pour quoi il est sur cette terre, vivre et non survivre.
COMMENT LE FAIRE?
Selon les données actuelles – statistiques à prendre avec pincette – la population totale actuelle de la Guinée Forestière s’élèverait à environ 1 947 191 habitants (DNS, 2018). Selon les niveaux de revenus et donc leurs capacités de contributions non contraignantes (CONOCO), en guise d’exemple, nous pourrions regrouper les contributeurs de la Guinautofinance en 7 principales catégories.
- La première catégorie de contributeurs d’une population de 180 000 membres paierait 500 GNF/mois soient 1,08 milliard de GNF par an.
- La deuxième catégorie de contributeurs d’une population de 140 000 membres paierait 1000 GNF/mois soient 1,68 milliard de GNF par an.
- La troisième catégorie de contributeurs d’une population de 100 000 membres paierait 2000 GNF/mois soient 2,4 milliards de GNF par an.
- La quatrième catégorie de contributeurs d’une population de 80 000 membres paierait 5000 GNF/mois soient 4,8 milliards de GNF par an.
- La cinquième catégorie de contributeurs d’une population de 40 000 membres paierait 10 000 GNF/mois soient 4,8 milliards de GNF par an.
- La sixième catégorie de contributeurs d’une population de 15 000 membres paierait 20 000 GNF/mois soient 3,6 milliards de GNF par an.
- Enfin, la septième et dernière catégorie de contributeurs d’une population estimée à 8000 membres paierait 40 000 GNF/mois soient 3,84 milliards de GNF par an.
Globalement, avec seulement 563 000 contributeurs (représentant 29 % de la population totale), nous mobiliserons 22,2 milliards de GNF par an. Si nous choisissons l’approche uniquinquennale, c’est-à-dire contribuer pendant un seul quinquennat et arrêter définitivement la mobilisation CONOCO, nous mobiliserons globalement 111 milliards de GNF en 5 ans sans aucune difficulté financière. En plus, ces contributions étant versées en début d’exercice, elles pourraient être investies (placées, prêtées, investies, etc.), ce qui devrait, même au taux de rendement le plus bas de l’industrie, permettre d’accroître inexorablement ce fonds à un rythme vertigineux.
En seulement 5 ans, nous disposerons de l’un des plus importants sinon le plus important système de communautofinance, en plus automatisé, en Afrique, sans compter le potentiel autonomique et d’influence de notre Forêt en Guinée et dans la sous-région. Affaires; industries; commerces; communication; transports; infrastructures et réseaux routiers; innovations technologiques de tous genres à foison, sur fond naturellement d’une compétition guifautonomiste loyale, se mettront à coloniser placidement notre univers langagier, donc à sortir de la longue liste des miracles de chez nous, à devenir notre quotidien dans cette région qui a pourtant tout à offrir à la Guinée et au monde.
Le leadership de la Forêt, pensez à son influence politique sur la scène nationale, retenons-le pour du bon, dépend avant tout de son potentiel autonomique, autrement ce serait juste que de la politique-spectacle, malheureusement toujours contre la Forêt.
Quels étaient les qualificatifs que l’on donnait spontanément, dans les temps, au Forestier en Guinée? Les termes qui revenaient le plus étaient notamment honnêteté, intégrité, sincérité, etc. Tendez votre micro à des gens aujourd’hui dans les rues, vous serez très surpris. Ils hésiteraient longtemps non seulement à vous trouver un qualificatif, mais surtout ne dénicheraient même pas ne serait-ce qu’un seul mot parmi ces valeurs pourtant cardinales qui nous étaient chères. La raison à cela est simple.
La misère inoculée dans les entrailles profondes de notre belle Forêt par notre culture de dépendance hors du commun nous a amenés à faire fit de ces valeurs et à nous illustrer sous d’autres chapitres peu élogieux: la violence, fétiches destructeurs, sacrifices humains, course à la richesse facile, pour ne citer que ceux-là. L’honnêteté, l’intégrité, la justice, la sincérité, pour ne citer que celles-là, sont toutes des valeurs directement promotionnelles à l’autonomie. Quelqu’un qui n’est pas autonome est, sans le vouloir, la bombe la plus dangereuse, parce qu’il est prêt, au mieux, à réduire quiconque au silence au mépris du droit, de la justice, et au pire, à éliminer pour des miettes, un peu comme une machine à détruire dans une foule, à l’air libre. La paix n’est donc pas la tasse de thé des gens dépendants, déjà mal en point et accablés sous le poids de nombreux problèmes. Investissons 99% de nos efforts sur l’autonomie des Forestiers, leur potentiel autonomique et sur celui de la Forêt. Tout changera en très peu de temps, sous nos yeux, comme par magie, et le leadership dont le déficit y est aujourd’hui criard commencera à se manifester et à s’exercer pleinement comme personne l’avait vu par le passé.
Si nous avions démarré ce projet 10 ans plus tôt, toute la Guinée y compris plusieurs pays de la sous-régions, particulièrement les pays frontaliers, déprendraient déjà à plusieurs égards de la Forêt. Si nous ne le faisons pas maintenant, d’ici 10 ans, elle sera le plus important foyer de rébellions et de conflits sociaux sans doute, et tous les ingrédients y sont réunis pas besoin de vous faire les esquisses. Sortons pour une fois de notre bunker des abstractions divinement mortifères. Descendons sur terre, sur la terre ferme. Tout se joue ici, pas ailleurs, ne nous leurrons pas! Avez-vous cherché à comprendre pourquoi les Occidentaux qui nous ont faits cloîtrer à la religion chrétienne eux ne vont-ils pas à l’église comme nous? Avez-vous déjà vu quelqu’un dévoiler sa stratégie et ses secrets de guerre, remettre sa potion magique de guerre à son ennemi en plein champ de bataille? Pour quelle raison le ferait-il, rendre son ennemi plus fort que lui et être incapable de le vaincre par la suite? Y avez-vous pensé un instant?
Revenons aux fondamentaux pour une fois, à la raison pour reconnaître que face au défi actuel ce n’est pas l’instrument principal ni le meilleur mode d’emploi, et changeons de fusil d’épaule! Privilégions la spiritualité (relation entre l’humain et l’immatériel qui est notre univers de ressources infinies) à la religion (croyance, communautaire, philosophique, donc beaucoup plus politique), parce que les lois sur lesquelles est fondée la spiritualité sont universelles contrairement à la religion. Revenons à nos racines spirituelles et à nos valeurs fondamentales, au travail et à la discipline, pour exister véritablement comme peuple, autrement nous ne serons nulle part, et ce serait dommage. Face à cette misère de la Forêt, nous ne sommes plus devant une tâche ni devant des choix, mais devant une responsabilité historique, une responsabilité face à l’histoire, et c’est maintenant ou jamais…Nous unir pour l’autonomie de la Guinée Forestière (la Guifautonomie) doit être le mot d’ordre, et le reste se fera tout seul.
PRINCIPES
Voici quelques-uns des principes qui régissent la Guifautofinance.
Intégrité
Intégrité 100%Intégrité 100%
Honnêteté
Honnêteté 100%Honnêteté 100%
Transparence
Transparence 100%Transparence 100%
Créativité
Créativité 100%Créativité 100%
Innovation
Innovation 100%Innovation 100%
Diversification
Diversification 100%Diversification 100%
Inclusivité
Inclusivité 100%Inclusivité 100%
Performance
Performance 100%Performance 100%
Pérennité
Pérennité 100%Pérennité 100%
OBJECTIFS
100%
GuifautofinancerGuifautofinancer
100%
GuifautofinancerGuifautofinancer
100%
GuifautofinancerGuifautofinancer
STRATÉGIES
Culture
Bâtir une culture d’autofinancement en Guinée Forestière.
Dispositif
Bâtir le dispositif d’autofinancement de la Guinée Forestière.
Guifautofinance
Assurer l’autofinancement de la Guinée Forestière, Guifautofinancer.